
Le coin artistique
La biblio-vitrine
Plongez au cœur du coin artistique de Bénédicte Mamode : ses romans. Ils représentent ses projets les plus conséquents et sont l’aboutissement de longs mois de travail.
Lorsque vous êtes doté d’une imagination débordante couplée à une fibre littéraire, l’envie d’écrire un roman ne vous lâche jamais vraiment. Après six mois d’écriture intensive puis un travail éditorial extrêmement formateur, le scénario imaginé devient réalité en septembre 2021 : son premier roman De fil (instagram) en aiguille fait la rentrée littéraire grâce aux éditions Kiwi, en même temps que le premier roman de Quentin Tarantino !! Dans un registre mêlant feel good et réflexion, le livre narre la rencontre de deux personnes que rien ne prédestinait à se croiser sans l’intervention du réseau social Instagram, lieu de tous les possibles, du meilleur comme du pire.
Ce premier roman vendu à plus de 1500 exemplaires incite Bénédicte Mamode à se lancer dans l’écriture d’un deuxième roman. Elle garde son couple de héros et les entraîne dans une toute autre histoire. L’incroyable épopée d’une plume rose sentimentale voit le jour aux éditions Il est midi en octobre 2023.
A travers chacune des histoires qu’elle invente, Bénédicte laisse déborder son goût pour le voyage. Passionnée par la richesse du monde, ce thème lui est cher. Elle vise l’analyse et le développement tant sur le plan du déplacement physique que de la pérégrination mentale.
L’île aux poèmes
Les recueils de Bénédicte marquent ses premiers pas dans le monde littéraire. Au tout début de ses partages publics, elle écrivait de manière anonyme sur les réseaux sociaux. Un jour, elle ose montrer quelques poèmes à sa sœur. Conquise, cette dernière lui parle d’auto-édition. Bénédicte se lance et élabore la maquette de « B-rêves ». Elle y intègre une large panoplie de ses textes poétiques ainsi que quelques dessins.
Le ton est donné : esprit et rêverie sont au rendez-vous. Lorsque le recueil sort en mai 2018, les lecteurs sont également au rendez-vous et le parcours de ce recueil est jonché de belles rencontres telles que Grand Corps Malade ou Annick Cojean.
Rassurée quant à l’impact que peut rencontrer sa plume, Bénédicte monte un nouveau projet qu’elle soumettra cette fois-ci à des maisons d’éditions spécialisées en poésie. « En correspondances » voit le jour en décembre 2018 grâces aux Editions Encres Vives, dont le fantastique directeur, aujourd’hui décédé, Michel Cosem apportera de précieux conseils à Bénédicte pour la suite de son parcours.
Le coin artistique – Rêveries textiles
Bénédicte et l’art du fil vivent une longue histoire qui dure depuis plus de vingt-cinq ans. Initiée par son amie Cécile alors qu’elle habite aux États-Unis, Bénédicte trouve en la broderie un moyen d’expression presque magique : elle apprécie autant la lenteur de l’exercice que l’explosivité des couleurs ou l’introspection créative qu’elle lui permet. Comme nombre de brodeuses, elle a commencé en suivant des modèles. Mais très rapidement, sa créativité et son besoin de liberté ont eu besoin/envie de s’exprimer. Par le biais de ses réalisations, Bénédicte aime donner vie à la toile. Il lui faut plusieurs mois de tête à tête avec son ouvrage avant de le considérer terminé. Elle vit avec sa toile, comme sa toile vit avec elle. Elle brode bien plus que des fils, elle brode ses états d’âme, ses pensées, son intimité. Pendant de nombreuses années, les toiles se sont entassées jusqu’à ce qu’elle saisisse l’opportunité d’être exposée. Elle a présenté son travail sans avoir conscience de ce qu’elle offrait au public. Ce dernier ne s’y est pas trompé et l’exposition fut un véritable plébiscite. Bénédicte choisit ses modèles au gré de sa sensibilité. Nombre de ses broderies l’ont mise face à elle-même, à ses tourments, ses joies, ses peines… le tout dans un processus quasi inconscient. Aujourd’hui, Bénédicte continue avec la même passion, se faisant à la fois actrice patiente dans la réalisation de la toile et spectatrice impatiente du résultat final. Bienvenue dans son univers cousu main, un univers dans lequel l’aiguille se met parfois au service de sa plume.




